Le bikepacking, c’est une manière de voyager à vélo plus légère et plus libre.
On remplace les sacoches classiques par du matériel compact, fixé directement sur le vélo, et on part rouler, sans trop se poser de questions.
Pour un week-end, une micro-aventure ou un voyage plus long, sur route, sur chemins ou un peu des deux : pas besoin d’être un aventurier chevronné ni d’avoir un vélo hors de prix.
Le bikepacking, c’est surtout une envie de simplicité, d’exploration et de liberté.
Ici, on va poser les bases pour bien comprendre ce qu’est le bikepacking, à qui il s’adresse, et pourquoi il attire de plus en plus de cyclistes.
Le bikepacking, une autre façon de voyager à vélo
Le bikepacking ne se résume pas à une liste de sacoches ou à un type de vélo précis, c’est avant tout une manière d’envisager le voyage à vélo.
L’idée, c’est de voyager en autonomie, avec un équipement réduit au strict nécessaire, tout en restant libre de l’itinéraire.
On roule là où ça donne envie : routes secondaires, chemins, pistes, parfois même des sentiers plus engagés.

Contrairement à une approche plus traditionnelle du voyage à vélo, le bikepacking mise sur la légèreté et la polyvalence : moins de matériel, moins de contraintes, et une capacité à s’adapter en permanence au terrain, à la météo ou à l’envie du moment.
Ce n’est pas forcément aller plus loin ou plus vite, c’est surtout aller différemment, en acceptant de ralentir, de sortir des axes principaux et de laisser une place à l’imprévu.
Quelle est la différence entre bikepacking et cyclotourisme ?
On confond souvent bikepacking et cyclotourisme, et c’est normal, dans les deux cas, il s’agit de voyager à vélo, en autonomie, sur plusieurs jours.
La différence se situe surtout dans l’approche du voyage et dans la manière de s’équiper.
Bikepacking vs cyclotourisme : deux philosophies
Le cyclotourisme est généralement associé à :
- Des sacoches latérales et un porte-bagages
- Des itinéraires majoritairement sur route
- Un confort privilégié, parfois au détriment de la légèreté
Le bikepacking, lui, repose sur une logique différente :
- Du matériel compact fixé directement sur le vélo
- Plus de liberté dans le choix des terrains
- Un équipement réduit pour rester agile et polyvalent
L’un n’est pas “meilleur” que l’autre, ce sont simplement deux façons différentes de voyager à vélo, selon ses envies, son terrain de jeu et sa manière de concevoir l’aventure.
Beaucoup de cyclistes naviguent d’ailleurs entre les deux, en adaptant leur équipement en fonction du voyage.
Pourquoi le bikepacking séduit de plus en plus de cyclistes ?
Si le bikepacking attire autant, ce n’est pas par effet de mode, c’est surtout parce qu’il répond à une envie de simplicité et de liberté que beaucoup de cyclistes partagent.
Voyager léger, c’est accepter de se passer du superflu.
Moins de matériel, moins de logistique, moins de contraintes… et souvent plus de plaisir à rouler.
Le bikepacking permet aussi de sortir des itinéraires classiques, on évite les grands axes, on coupe par un chemin, on s’arrête là où on n’aurait jamais pensé passer.

Cette liberté-là change complètement la façon de vivre un voyage à vélo.
Autre point important : le bikepacking est facile à adapter à son niveau, pas besoin de partir trois semaines ni de traverser un pays pour se lancer.
Une nuit dehors, un week-end à proximité de chez soi, et l’expérience est déjà là.
C’est sans doute pour ça qu’il séduit autant : le bikepacking donne l’impression de réapprendre à voyager, plus simplement, plus humblement, et souvent plus proche de la nature.
Faut-il être un cycliste expérimenté pour faire du bikepacking ?
C’est une idée reçue assez répandue, mais non, le bikepacking n’est pas réservé aux cyclistes expérimentés.
Pas besoin d’avoir des milliers de kilomètres au compteur, ni d’être un expert en mécanique.
Ce qui compte avant tout, c’est d’être à l’aise sur son vélo et d’avoir envie de partir rouler sur plusieurs jours.

Le bikepacking s’adapte très bien aux premières expériences, on peut commencer doucement, sur des distances courtes, avec peu de dénivelé, et ajuster au fil des sorties.
Il n’y a pas de format imposé, certains partent pour une nuit, d’autres pour une semaine, et chacun avance à son rythme.
Avec un minimum d’anticipation et un équipement adapté, le bikepacking devient rapidement accessible, même pour ceux qui découvrent le voyage à vélo.
Quel type de voyages peut-on faire en bikepacking ?
Le bikepacking ne correspond pas à un seul type de voyage, il s’adapte au temps dont on dispose, au terrain et à l’envie du moment.
Certains l’utilisent pour une micro-aventure, le temps d’un week-end ou d’une simple nuit dehors, d’autres partent plusieurs jours, voire plusieurs semaines, en reliant des régions entières à vélo.

Route, chemin, sentier, tout est possible avec le vélo adapté !
Le bikepacking peut aussi bien se pratiquer :
- Sur route, en privilégiant les petites départementales
- Sur chemins et pistes, en gravel ou en VTT
- Ou sur un mélange des deux, selon l’itinéraire
Il n’y a pas de règle stricte, un voyage en bikepacking peut être très simple, proche de chez soi, ou au contraire plus engagé, avec beaucoup de dénivelé et d’isolement.
Ce qui définit le bikepacking, ce n’est pas la distance ou la durée, mais la liberté de composer son aventure en fonction de ses propres contraintes.
Le bikepacking, ce n’est pas (forcément) du matériel cher
Quand on découvre le bikepacking, on peut vite avoir l’impression qu’il faut tout un arsenal de matériel pour se lancer. En réalité, ce n’est pas du tout une obligation.
Le bikepacking repose avant tout sur une idée simple : faire avec ce que l’on a, puis affiner au fil du temps.
Un vélo confortable, quelques solutions pour transporter ses affaires, et l’envie de partir suffisent largement pour une première expérience.

Beaucoup de cyclistes commencent avec du matériel déjà en leur possession, ce n’est qu’après plusieurs sorties que l’on identifie ce qui manque vraiment, ou ce qui mérite d’être amélioré.
Le plus important, ce n’est pas d’avoir le setup parfait dès le départ, c’est de partir avec un équipement fiable, adapté à son usage, et qui ne viendra pas compliquer le voyage.
Le reste viendra naturellement, au rythme des envies et des expériences.
Comment débuter en bikepacking quand on veut aller plus loin ?
Une fois que l’idée du bikepacking fait son chemin, certaines questions reviennent rapidement.
Quel vélo utiliser ? Quelles sacoches choisir ? Quel matériel emporter sans trop s’alourdir ?
C’est souvent à ce moment-là qu’on a envie d’aller un peu plus loin, de structurer son équipement et de gagner en confort sur plusieurs jours.

Il n’existe pas de solution universelle, le choix du vélo, des sacoches ou du matériel dépend surtout du terrain, de la durée du voyage et de votre manière de rouler.
Si vous souhaitez creuser ces sujets, j’ai regroupé tous mes conseils pratiques pour débuter en bikepacking : choix du vélo, sacoches adaptées et équipement essentiel, sans tomber dans le superflu.
Questions fréquentes sur le bikepacking
Qu’est-ce que le bikepacking ?
Le bikepacking est une façon de voyager à vélo en autonomie, avec un équipement léger et compact fixé directement sur le vélo. Il privilégie la liberté de parcours, la simplicité et l’adaptation au terrain.
Quelle est la différence entre bikepacking et gravel ?
Le gravel désigne avant tout un type de vélo ou de pratique.
Le bikepacking, lui, correspond à une manière de voyager. On peut faire du bikepacking en gravel, en VTT ou même en vélo de route.
Peut-on faire du bikepacking avec un vélo classique ?
Oui. Tant que le vélo est confortable et en bon état, il est possible de faire du bikepacking avec un vélo que l’on possède déjà. Le choix du matériel vient ensuite, en fonction des besoins et du terrain.
Le bikepacking est-il dangereux ?
Comme toute activité en pleine nature, il comporte des risques, mais rien d’extrême. Avec un itinéraire adapté, un minimum de préparation et du bon sens, le bikepacking reste une pratique accessible et sûre.
Combien de jours pour un premier voyage en bikepacking ?
Une nuit ou un week-end suffit largement pour une première expérience. Cela permet de tester son matériel, son organisation et de se faire une idée sans pression.
Faut-il beaucoup de matériel pour débuter en bikepacking ?
Non. Le bikepacking repose justement sur une logique de simplicité. Mieux vaut partir avec peu de matériel, mais bien choisi, puis ajuster au fil des sorties.
Conclusion
Le bikepacking, ce n’est pas une performance, ni une course au matériel. C’est une manière plus simple et plus libre de voyager à vélo, en s’adaptant au terrain, au temps dont on dispose et à ses envies.
Que ce soit pour une nuit dehors ou pour un voyage plus long, l’essentiel reste le même : partir, tester, ajuster et apprendre en roulant.
Le reste vient naturellement avec l’expérience.
Si le bikepacking vous attire et que vous souhaitez aller plus loin, il ne reste plus qu’à faire le premier pas… vélo chargé, ou presque.

Marvin
de Route du Vélo
Amoureux du vélo sous toutes ses formes, de la route, au gravel en passant par le VTT, toujours partant pour partir à l’aventure en bikepacking pour explorer la beauté de nos régions !
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Marvin de Route du Vélo
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