Le gravel bikepacking, c’est le mariage le plus naturel du vélo d’aventure : assez rapide sur la route, assez costaud sur les chemins et taillé pour recevoir des sacoches.
Mais entre les discours des marques et les comparatifs écrits sans jamais avoir chargé un vélo, difficile de savoir à qui se fier.
Alors je vais faire simple : j’ai possédé trois gravels, montés de mes mains, et je les ai emmenés des Vosges à la Forêt-Noire.
Chacun m’a appris quelque chose que les fiches techniques ne disent pas.
Voici ce guide, construit sur ces vélos-là, pour vous aider à choisir le vôtre.
Mon avis en 30 secondes
Le gravel est pour moi le meilleur vélo de bikepacking, du moins pour tous les voyages qui mélangent routes et chemins.
Peu importe la matière du cadre, cherchez trois choses : un dégagement de pneus généreux (50 mm si possible), des points de fixation nombreux et une géométrie endurance plutôt que course.
Mon gravel actuel, un Baam ARGH en acier, coche ces cases et a validé toutes mes traversées, même s’il n’est pas parfait, je vous dis tout plus bas.
Et pour le budget, je vous renvoie vers mes sélections détaillées sur Gravel Rider en fin d’article.
Qu’est-ce qu’un gravel ?
Le gravel est un vélo hybride, à mi-chemin entre le vélo de route et le VTT.
Même si visuellement il est plus proche d’un vélo de course, il adopte certains éléments du VTT pour mieux encaisser les chemins et les aventures au long cours.

Pensé pour la polyvalence et le confort, il permet de rouler aussi bien sur route, piste, chemin, que des sentiers pas trop technique.
Parfait pour explorer, voyager ou s’entraîner toute l’année, le gravel est aussi un excellent mulet ou un compagnon de home trainer en hiver.
Les caractéristiques principales d’un gravel
Maintenant que vous savez ce qu’est un gravel, voyons ce qui le distingue vraiment d’un vélo de route ou d’un VTT.
Géométrie, pneumatiques, transmission… chaque détail est pensé pour offrir confort, polyvalence et robustesse, des qualités essentielles pour le bikepacking.
Quelle géométrie pour un vélo gravel de bikepacking ?
Visuellement, le gravel ressemble à un vélo de route, mais en y regardant de plus près, quelques détails techniques font toute la différence.
La position est plus relevée, inspirée des vélos d’endurance : avec un poste de pilotage plus haut, un cintre à portée de main, bref, tout est pensé pour favoriser le confort sur la durée.
Autre différence clé : l’angle de direction, plus ouvert. Résultat ?
Plus de stabilité sur les chemins et une meilleure capacité à absorber les petits chocs.

En bikepacking, c’est encore plus important : avec le poids des sacoches, un vélo stable et confortable fait toute la différence, surtout au fil des jours.
Un cadre trop agressif, typé « course », risque rapidement de devenir fatigant à piloter quand la fatigue et la charge s’accumulent.
Mon conseil : pour du bikepacking, privilégiez un gravel avec une géométrie typée aventure ou endurance plutôt qu’un modèle trop sportif.
Quels pneus choisir pour un gravel en bikepacking ?
C’est sans doute ici qu’on voit la plus grosse différence : la largeur des pneus !
Et c’est logique : sans suspension, c’est le volume d’air dans vos pneus qui absorbe les chocs.
Plus vous roulez sur la terre, plus vous aurez besoin de gros pneus.
- 75 à 80 % de route ? Visez autour de 35 mm avec un profil slick ou semi-slick.
- 50 % de route et 50 % de chemin ? Mon conseil : entre 40 mm et 50 mm, c’est le meilleur compromis pour affronter aussi bien les bords de Loire que les singles escarpés des Alpes.
- 75 à 80 % de chemins ? Partez plutôt sur du 45 à 55 mm avec un profil cramponné.
Au-delà, attention : on bascule dans l’univers du monstercross, et là, ce n’est plus vraiment du gravel classique !
Quelle transmission privilégier pour un gravel aventure ?
Avec la montée en puissance du gravel, les marques ont développé des transmissions spécifiques, taillées pour encaisser aussi bien l’asphalte que les chemins cabossés.
Résultat : des groupes plus fiables, plus polyvalents et surtout pensés pour durer.
Voici ce qui change concrètement :
- Maintien de la chaîne : sur les chemins, votre chaîne est malmenée. Pour éviter de dérailler ou d’abîmer votre cadre, un système de maintien comme le Shadow RD+ de Shimano est indispensable.
- Rapports adaptés : montée technique, faux plat descendant, col interminable… Les transmissions gravel offrent une large plage de vitesses pour s’adapter à toutes les situations.
- Fiabilité renforcée : rouler en gravel, surtout chargé en bikepacking, use énormément le matériel. Mieux vaut pouvoir compter sur un groupe solide et endurant !

Côté marques, voici ce que vous trouverez aujourd’hui :
- Shimano GRX : mono ou double plateau, 10, 11 ou 12 vitesses et même disponible en version électrique (Di2).
- Sram XPLR : uniquement en mono plateau et 12 vitesses, avec le choix entre mécanique ou électronique.
- Campagnolo Ekar : mono plateau uniquement, avec une cassette ultra compacte de 13 vitesses, 100 % mécanique.
D’autres points importants pour le bikepacking
Quand on choisit un gravel pour voyager, certains détails peuvent vraiment faire la différence sur la durée :
- Dégagement pour pneus larges : préférez un cadre pouvant accepter jusqu’à 50 mm pour plus de confort et de polyvalence.
- Suspension avant (optionnelle) : utile si vous prévoyez beaucoup de chemins techniques ou cassants.
- Montage pour 3 porte-bidons : indispensable pour rester autonome en eau pendant les longues étapes. Voici un article pour vous aider à choisir vos porte-bidon en bikepacking.
- Inserts porte-bagages et garde-boue : pratiques pour fixer du matériel ou affronter la pluie.
- Rangements intégrés : certains cadres proposent des trappes pour stocker outils et petit matériel dans le tube diagonal.
- Freins à disque hydrauliques : obligatoires pour rouler chargé, surtout en terrain accidenté.
- Guidon évasé (flare) : offre plus de stabilité sur les sentiers techniques, mais attention à la largeur qui peut jouer sur l’aérodynamisme.
Je ne vais pas rentrer plus loin dans le choix de chacun des composants d’un gravel dans cet article.
Mais si vous voulez allez plus en détail, je vous conseille de faire un tour sur la partie composant gravel de Gravel Rider !
Pourquoi choisir un gravel en bikepacking ?
Le choix du vélo est crucial pour partir à l’aventure en bikepacking.
C’est lui qui va supporter vos sacoches, votre matériel et surtout vous accompagner sur des centaines, voire des milliers de kilomètres. Découvrez aussi notre guide du matériel indispensable pour partir en bikepacking.

Mais alors, pourquoi tant de voyageurs se tournent-ils vers le gravel plutôt qu’un vélo de route ou un VTT ?
Voici les avantages… et les limites de ce choix !
Pour maximiser encore le confort sur les longues journées, certains cyclistes ajoutent des prolongateurs vélo, une solution simple qui change vraiment quelque chose sur le plat, mais pas que !
Les avantages du gravel en bikepacking
Avec ses gros pneus et sa géométrie pensée pour le confort, le gravel est un vrai passe-partout :
- Polyvalence : route, piste, chemin, single… vous n’avez plus besoin de choisir, vous pouvez tout faire sans prise de tête.
- Rapide sur parcours roulant : sur bitume, vous irez clairement plus vite qu’avec un VTT et à peine moins qu’un vélo de route.
- Cadre renforcé : parfait pour encaisser les cailloux, les vibrations et supporter le poids des sacoches.
- Fun à piloter : sa géométrie et ses pneus généreux rendent la conduite ludique, même chargé. Parfait également pour les débutants.
- Plus léger qu’un VTT : sans suspensions, avec des pneus moins massifs, il est plus facile dans les longues montées.
- Géométrie stable : son empattement plus long offre plus de stabilité, surtout quand le terrain devient technique.
- Adapté à l’ultra distance : pour les longues aventures, c’est un excellent compromis entre confort, vitesse et robustesse.
Les limites du gravel en bikepacking
Même si le gravel est ultra polyvalent, il n’est pas parfait. Voici quelques points à avoir en tête :
- Pas adapté aux descentes très techniques : sans suspension, il montre ses limites sur les terrains vraiment cassants.
- Moins rapide sur route que le vélo de course : si vous visez exclusivement la performance sur bitume, un vélo de route restera plus efficace.
- Adhérence plus faible : en virage serré ou sous freinage appuyé, le grip est parfois un peu limite, surtout comparé à un VTT.
- Plus lourd qu’un vélo de route : même sans sacoches, il sera plus lourd qu’un pur routier, ce qui peut se sentir dans les longues ascensions.
Mes gravels de bikepacking : ce que trois vélos m’ont appris
Plutôt que de vous aligner douze vélos jamais touchés, je vais vous raconter les miens : trois gravels, trois matières, trois époques et à chaque fois une leçon qui vaut tous les comparatifs.
Avant le gravel : la leçon du Felt VR2
Mon histoire commence par une frustration.
Sur mon Felt VR2, un vélo de route endurance, j’avais monté des Hutchinson Overide en 35 mm, la limite absolue du cadre.
Sur le papier, ça faisait un vélo tout chemin, dans la réalité, 35 mm sur des pistes cassantes, c’était la galère.
Retenez cette première leçon : le dégagement de pneus est la vraie frontière entre un vélo de route déguisé et un gravel.
Le BC Flint : l’alu basique qui fait le taf
À l’époque, les gravels étaient rares ou hors de prix, alors quand Bike Components a sorti son cadre BC Flint, j’ai sauté dessus.
Un cadre aluminium avec fourche carbone, capable d’avaler du 45 mm, sans fioritures, bon, c’est un vélo assez basique quand on le regarde, mais en vrai, ça fait le taf !
C’est lui qui m’a fait découvrir le gravel, les pistes, les premiers week-ends chargés.
Si vous débutez avec un budget serré, cette philosophie reste la bonne : un cadre alu simple avec du dégagement vous emmènera plus loin qu’un beau vélo limité en pneus.
Le Santa Cruz Stigmata : le paradoxe du carbone
Ensuite est arrivé le Stigmata et avec lui une surprise.
C’était encore la version cyclocross, limitée à 38 mm : sur le papier, un pas en arrière par rapport au Flint.
Et pourtant, quel vélo !
Le cadre carbone changeait tout : confort surprenant, dynamique folle, un vélo joueur qui acceptait quand même les sacoches pour partir plusieurs jours, comme sur mon périple dans le Jura (dont je serais bien incapable de vous redonner le tracé exact, c’était il y a un moment…).
Deuxième leçon : la matière du cadre compte autant que la largeur des pneus et le carbone n’est pas réservé à la course.
Le Baam ARGH : mon gravel de voyage actuel
Après un détour par la route et le VTT, me voilà revenu au gravel avec un Baam ARGH, un cadre acier en Reynolds 853.
C’est lui qui a tout encaissé : la traversée des Vosges, les Vosges du nord, les Vosges du sud et la Forêt-Noire, chargé de mes sacoches Tailfin.
Côté montage, tout est passé entre mes mains : un Shimano GRX double plateau avec plateaux ovales Rotor en 46-30, une cassette 11-40 pour mouliner dans les cols chargé, des roues Aivee Gravel, des Schwalbe G-One R et RX en gamme Pro montés en 50 mm à l’avant et 45 à l’arrière, une tige de selle Ergon CF2, une potence suspendue Redshift et ma selle en cuir Berthoud.
Un vélo tout entier orienté confort, sans suspension, et d’une polyvalence folle : route, chemins, montagne, il encaisse tout.
Mais la règle de la maison vaut aussi pour mon propre vélo, alors voici ses deux défauts.
D’abord le dégagement : 45 mm maximum à l’arrière et j’aimerais du 50 aux deux roues, ensuite le poids : ne vous laissez pas avoir par l’étiquette Reynolds 853, l’acier haut de gamme reste de l’acier et ça se sent dans les montées.
Aucun des deux n’est bloquant en voyage, mais autant le savoir avant d’acheter.
Mon prochain gravel sera peut-être carbone, et voici pourquoi
Alors oui, je vous entends d’ici : dans mes guides, je recommande l’acier pour voyager, et je vous annonce que mon prochain cadre sera sans doute en carbone ?
Laissez-moi vous expliquer, parce que ce n’est pas une contradiction, c’est une évolution.
À force de rouler, je me suis rendu compte d’un truc : l’acier apporte du moelleux, les gros pneus aussi, et les deux ensemble finissent par s’empiler.
Résultat, il me manque ce côté nerveux, cette patate que j’avais retrouvée en testant des roues carbone sur ce vélo.
Mon idée du gravel moderne, c’est l’inverse de mon Stigmata d’époque : un cadre carbone dynamique dont la rigidité est gommée par des pneus de 50 mm qui font office de suspension.
(Et puis bon, j’avoue, j’aime bien changer de vélo…)
Ma recommandation ne bouge pas d’un millimètre pour autant : si vous partez loin, chargé, avec l’envie de pouvoir réparer partout, l’acier reste le choix de la raison.
Le carbone à gros pneus, c’est la direction pour ceux qui, comme moi, glissent vers une pratique plus sportive du gravel.
Comment choisir son gravel pour du bikepacking ?
Il y a quelques points spécifiques à prendre en compte pour faire du bikepacking, certains modèles l’affiche clairement comme le Megamo Jakar qui propose même une version vendue avec des sacoches (sacoche de cintre, de cadre et de selle) ! Voici quelques conseils pour choisir votre gravel :
- Possibilité de monter des pneumatiques plus gros : même si vous souhaitez monter du 35mm, il se peut que votre pratique évolue et que vous vouliez monter du 50 mm. Préférez prendre un cadre qui accepte plus pour ne pas être restreint et obligé de changer de vélo rapidement.
- Avec ou sans suspension : tout va dépendre de votre programme, si vous favoriser la pratique hors bitume l’ajout d’une suspension avant peut être un plus.
- Montage 3 porte-bidons : pour partir à l’aventure il faut avoir de quoi boire, 3 porte-bidons sont idéals en bikepacking.
- Inserts porte-bagage/garde-boue : même si on peut se passer de porte-bagages c’est toujours bien pour monter des garde-boues.
- Trappe dans le cadre : certains modèles proposent des trappes vous permettant de mettre quelques accessoires dans votre cadre.
- Freins à disque : ici c’est obligatoire, préférez-les hydrauliques si cela rentre dans votre budget.
- Guidon évasé : pour une meilleure stabilité, les guidons avec du flare sont recommandés, attention à la largeur, cela jouera sur votre aérodynamisme.
Et pour en apprendre encore plus sur le gravel, notamment sur le choix des différents composants, je vous renvoie à Gravel Rider, mon site dédié au gravel !
Et selon votre budget ?
Vous vous demandez sûrement quels modèles acheter et c’est bien normal.
Mais le choix d’un gravel par budget, c’est un sujet à part entière et je le traite en profondeur sur Gravel Rider, mon site dédié au gravel.
Pour débuter sans vous ruiner, commencez par ma sélection des gravels à moins de 1000 euros ou regardez l’occasion, une excellente porte d’entrée.
Pour un premier vélo sérieux qui vous suivra des années, direction le guide des gravels à 1500 euros.
Et si vous visez le budget que je considère comme le point d’équilibre du marché, j’ai détaillé pourquoi 2000 euros est le budget idéal pour un gravel.
Dans tous les cas, appliquez les critères de cette page : le dégagement de pneus, les fixations et la géométrie passent avant la marque.
Vous hésitez encore sur le choix de votre gravel ?
Pas de panique !
Répondez à 5 questions rapides et découvrez quel gravel est fait pour vous selon votre pratique et vos envies.
Conclusion : Bien choisir votre gravel pour le bikepacking
Le bikepacking en gravel est une formidable façon de partir à l’aventure, de découvrir de nouveaux horizons et de repousser vos limites sur deux roues.
Et choisir le bon vélo est essentiel pour profiter pleinement de cette expérience, que ce soit pour un week-end au bord des chemins ou une traversée au long cours.
Prenez le temps de bien définir votre pratique, votre budget et vos envies avant de faire votre choix.
Un bon gravel est celui qui vous donnera envie de rouler, de partir et surtout… de revenir avec des souvenirs plein la tête !
Et n’oubliez pas : peu importe votre vélo, l’essentiel reste de vous lancer et de vivre vos aventures à votre rythme.
Bonne route et belles découvertes à vélo !
FAQ : Tout savoir sur le bikepacking en gravel !
Quel est le meilleur gravel pour voyager en bikepacking ?
Pour moi, c’est mon Baam ARGH en acier, du moins pour le voyage chargé sur plusieurs jours. Mais le meilleur gravel reste celui qui respecte trois critères : dégagement de pneus jusqu’à 50 mm, points de fixation nombreux et géométrie endurance.
Quel budget prévoir pour un gravel de bikepacking ?
Comptez au minimum 1000 € pour un gravel neuf sérieux.
En dessous, l’occasion ou le reconditionné sont de bonnes options.
Au-delà de 2000 €, vous accédez à des montages plus haut de gamme (carbone, titane, transmission électrique).
Quelle distance peut-on parcourir avec un gravel chargé en bikepacking ?
Sur mes traversées des Vosges et de la Forêt-Noire, mes journées tournent autour de 100 à 120 km sur parcours mixte. C’est le dénivelé qui fixe la distance bien plus que le vélo : en montagne, 80 km peuvent suffire à remplir la journée.
Est-il possible de faire du bikepacking sur un gravel électrique ?
Oui, de plus en plus de gravel électriques apparaissent sur le marché.
Ils offrent une assistance précieuse sur terrain difficile ou pour les longues distances, mais attention au poids et à l’autonomie.
Quel type de pneus choisir pour le bikepacking en gravel ?
Pour un usage polyvalent, visez des pneus entre 40 et 50 mm de largeur.
Choisissez un profil roulant si vous faites majoritairement de la route, ou un profil plus cramponné pour les chemins techniques.
Quel est le matériel indispensable pour voyager en gravel bikepacking ?
L’essentiel inclut :
– Des sacoches adaptées (guidon, cadre, selle),
– Un système d’hydratation fiable,
– Des outils et pièces de réparation,
– Des vêtements techniques adaptés à la météo,
– Et bien sûr, un vélo fiable et confortable.
Quel gravel pour un cycliste de plus de 100 kg ?
Vérifiez la charge maximale indiquée par le constructeur, qui inclut le cycliste et les bagages. Privilégiez les cadres acier réputés robustes, type Surly, et des pneus de 45 mm minimum pour le confort et la stabilité.

Créateur de Route du Vélo
Aventurier à vélo, je monte et entretiens mes vélos moi-même. Alors quand je teste du matériel de bikepacking, je vous dis franchement ce qui tient la route et ce qui lâche.
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