Vous lisez mes tests et mes guides d’achat, alors vous méritez de savoir comment ils sont fabriqués.
Pas la version marketing, la vraie : ce qui se passe entre le carton qui arrive chez moi et l’article que vous lisez.
Parce que oui, une partie du matériel m’est prêtée par les marques, et non, je n’ai pas testé chaque produit que je recommande.
Ça mérite d’être dit clairement, pas caché en bas de page.
Voici donc mes règles, celles que je m’impose sur chaque article du site.
Chaque test commence sur une vraie aventure
Un test de matériel bikepacking ne se fait pas dans un salon.
Quand je reçois une sacoche ou une tente, elle part avec moi sur la prochaine aventure planifiée : un week-end bikepacking au minimum ou une grosse traversée quand le calendrier tombe bien.
Si la traversée du Jura est prévue, c’est là que le produit sera jugé, chargé, mouillé, secoué.
En attendant le départ, je l’utilise au quotidien ou sur mes sorties longues, histoire de repérer les premiers détails qui clochent.
Bon, et pour les composants purs, c’est une autre logique : ils se testent sur mes sorties gravel de chaque semaine, et ça se passe plutôt sur Gravel Rider.
Ici, sur Route du Vélo, le juge de paix, c’est le terrain en conditions de voyage.
Combien de temps avant mon premier verdict ?
Je ne vais pas vous inventer un seuil de 1 000 kilomètres qui ferait sérieux.
La vérité, c’est qu’un premier avis arrive après 1 à 3 mois d’utilisation, avec au moins une vraie sortie bikepacking dans les jambes.
Mais un article n’est jamais figé : je le mets à jour au fil des mois, avec les problèmes rencontrés, les usages qui évoluent et les défauts qu’on ne découvre qu’à la longue.
Certains produits m’accompagnent depuis des années et leurs articles ont vécu autant qu’eux !
Ce que vous lisez, c’est donc l’état réel de mon expérience à la date de mise à jour, ni plus ni moins.
Ce que je mesure, ce que je ne mesure pas
Je ne veux pas être le mec qui sort le pied à coulisse.
Une seule mesure est systématique : le poids sur la balance, parce que les fabricants ont une fâcheuse tendance à l’optimisme sur leurs fiches techniques (Ahhhh le marketing…).
Pour le reste, la fiche technique existe déjà, je ne vais pas la réécrire.
Mon travail, c’est le ressenti en usage réel : est-ce que la sacoche bouge dans une descente, est-ce que la tente se monte vite sous la pluie, est-ce que ça tient dans le temps.
Par contre, si un chiffre annoncé me paraît faux, je le signale sans me gêner : deux sacoches annoncées à 20 litres peuvent avoir des volumes visiblement différents et vous avez le droit de le savoir !
Testé ou sélectionné : je vous le dis
C’est le point le plus important de cette page.
Dans mes guides d’achat, tous les produits ne sont pas passés entre mes mains et je refuse de vous laisser croire le contraire.
Un produit que j’ai testé, vous le verrez : je raconte mes sorties avec et l’article de test complet est lié.
Un produit que je n’ai pas testé, je vous le dis et il n’arrive pas là par hasard : c’est presque toujours un modèle entre lesquels j’ai moi-même hésité au moment d’acheter, retenu en comparant ses caractéristiques avec ce que je connais déjà et souvent appuyé par les retours de bikepackers avec qui j’échange.
Rien n’est recommandé à l’arrache.
Et dans chaque sélection, j’essaie de couvrir trois budgets : une option abordable pour débuter, le juste milieu entre pas trop cher et vraie qualité (mon terrain de jeu préféré) et un modèle haut de gamme pour ceux qui veulent le meilleur.
D’où vient le matériel que je teste ?
C’est simple : soit je l’achète, soit on me le prête ou on me le donne.
Depuis 3 ans, des marques comme Tailfin, Cyclite ou Nitecore m’envoient du matériel à éprouver et je l’indique sur chaque article : regardez le bloc en haut de page, la mention don produit ou produit sous test y figure, avec la présence ou non de liens d’affiliation.
Pas de mention ? C’est que je l’ai acheté de ma poche.
Ce que je garde, ce que je revends pour faire de la place, ça dépend de mon setup du moment, mais certaines pièces ne bougeront pas de sitôt (mes sacoches Tailfin, par exemple…).
Est-ce qu’un produit prêté est jugé différemment ?
Non et j’ai un principe simple là-dessus : dire qu’un produit ne me convient pas, ce n’est pas dire du mal, c’est argumenter pourquoi.
Un défaut est toujours rattaché à une situation précise et un défaut pour moi peut très bien être un avantage pour vous.
En trois ans, aucune marque ne m’a demandé de modifier un article et le jour où ça arrivera, la réponse est déjà écrite : c’est non.
Mon avis n’est pas à vendre, c’est la seule chose qui donne de la valeur à ce site.
Pourquoi vous ne verrez jamais de note sur 10
J’y ai réfléchi plus d’une fois et ma réponse reste la même : une note écrase tout ce qui compte.
Une tente peut être parfaite pour l’ultra-distance et frustrante pour un week-end tranquille en famille, alors elle vaut quoi, 8 ou 5 ?
Tout dépend de vous, de votre pratique, de votre budget.
C’est pour ça que mes verdicts sont écrits par profil : si vous êtes tel type de bikepacker, c’est ce modèle qu’il vous faut et si vous êtes tel autre, passez votre chemin.
Une note vous dit qu’un produit est bon, un profil vous dit s’il est bon pour vous.
Et entre les deux, il n’y a pas photo !
Si une question reste en suspens sur ma façon de faire, écrivez-moi.

Créateur de Route du Vélo
Aventurier à vélo, je monte et entretiens mes vélos moi-même. Alors quand je teste du matériel de bikepacking, je vous dis franchement ce qui tient la route et ce qui lâche.

Marvin de Route du Vélo