Pour voir comme en plein jour, au beau milieu de la nuit, que ce soit sur votre vélo ou une fois sur votre lieu de bivouac, la lampe frontale reste un accessoire très prisé en bikepacking.
Son petit format permet de la ranger facilement dans une sacoche et de l’avoir rapidement sous la main. Mais qui dit petite taille ne dit pas forcément faible puissance, à condition de choisir le modèle adapté à vos besoins.
Réponse dans cet article avec une sélection des meilleurs éclairages vélo ainsi que mon avis sur l’usage de la frontale en bikepacking !
Pas le temps de lire ?
Découvrez dès maintenant les meilleures lampes frontales en bikepacking
Stoots Opalo 3 – Pour sa légèreté
Forclaz UL500 – Pour son petit prix
Nitecore HC65 UHE – Pour également rouler la nuit
Pourquoi choisir une lampe frontale en bikepacking ?
Comme tout accessoire, la lampe frontale vous sera utile dans plusieurs situations, dont les suivantes :
- Aller aux toilettes : pour trouver le chemin jusqu’au WC dans l’obscurité, c’est pratique.
- Monter votre campement : il arrive qu’il soit tard et que le soleil soit déjà couché au moment d’installer la tente, plus de soucis avec la frontale.
- Préparer à manger : si généralement vous arriver en retard pour monter votre bivouac, il y a de forte chance que vous n’ayez pas encore mangé, même problème que juste au-dessus.
- Rouler de nuit : avec la bonne puissance en lumens, il est possible de rouler dans le noir à vélo, privilégier au minimum 300 lumens, prévoyez davantage en gravel ou VTT.
- Éclairer l’intérieur de sa tente : rien de tel pour lire un petit peu avant de dormir, regarder son téléphone sans s’abimer les yeux ou pour quelconque activité.
- Éclairage d’appoint : que ce soit pour réparer votre vélo de route, vos chaussures ou lire votre GPS, une lumière d’appoint, c’est aussi utile qu’une pince multifonction comme un Leatherman.

Quelle lampe choisir ?
Avant les critères techniques, ma doctrine en deux phrases, forgée avec toutes les frontales qui sont passées entre mes mains.
Si votre frontale ne sert qu’au campement : prenez la moins chère et la plus légère possible, n’importe laquelle fait l’affaire, j’ai longtemps utilisé une petite Decathlon à une poignée d’euros et elle remplissait parfaitement son office.
L’autonomie n’y est même pas un sujet : en usage bivouac, une frontale se recharge une fois toutes les plusieurs semaines de voyage, tant la batterie est grande face au peu de puissance qu’on lui demande.
Mais si vous comptez rouler de nuit, tout change : la puissance, le faisceau et surtout un critère que personne ne regarde, la batterie amovible.
Pouvoir échanger l’accu à la volée, c’est rouler toute la nuit avec deux batteries en rotation, l’une dans la lampe, l’autre en charge sur la powerbank : de l’énergie illimitée tant que votre batterie externe suit.
Nombre de lumens ?
Il y a deux types d’utilisation d’une lampe frontale en bikepacking, pour chacun de ces besoins, le nombre de lumens nécessaire sera différent :
- Pour une utilisation sur votre vélo : dans le noir le plus total, vous aurez besoin d’un minimum de 300 lumens, mais il s’agit là du strict minimum. Pensez que, plus vous irez vite ou que le terrain est accidenté, plus il vous faudra de lumens. Pas pour rien que certaines lampes dépassent les 1000 lumens. Mais garder en tête que pour rouler dans l’obscurité, vous devrez la coupler avec une lumière type spot LED plus puissante fixée au vélo. D’autant plus vrai en gravel ou en VTT sur chemins accidentés.
- Pour une utilisation sur votre campement : si vous ne roulez pas tard le soir, vous n’aurez pas besoin d’une forte puissance, 100 lumens seront largement suffisants. Certains produits proposent des modes d’éclairage différent, plus ou moins fort, et parfois une couleur différente. C’est le cas de la lampe frontale de Decathlon qui propose un éclairage rouge, conçu pour ne pas vous éblouir, pratique pour un petit pipi nocturne.
Attention, la puissance en lumens ne fait pas tout, le faisceau de votre lampe joue pour beaucoup. Un champ d’éclairage avec une puissance forte peut avoir la même sensation d’éclairage qu’une lampe avec un champ étroit et une puissance faible.
Type d’alimentation
- Alimentation par pile : avec les piles, vous obtiendrez une meilleure autonomie, cependant, c’est à usage unique, à moins d’opter pour des piles rechargeables, mais à ce compte-là, pourquoi ne pas opter pour une lampe frontale avec batterie rechargeable !
- Alimentation par batterie : plus besoin de penser à avoir des piles de secours, tout est intégré. Néanmoins, il faudra penser au chargeur et au câble USB, l’avantage, c’est que vous pouvez utiliser une powerbank externe. Certains modèles permettent de changer la batterie à la volée, une sorte d’idéal entre le modèle à pile et à batterie, préférez tout de même l’USB type C !
Autonomie
Tout va dépendre de l’utilisation de votre lampe, plus vous allez l’utiliser à son plein potentiel, plus la batterie fondra a vu d’œil.
Vous pouvez très bien vider la batterie en moins d’1 heure comme en une dizaine, tout dépend de votre usage et de la capacité de la batterie.
Il n’y a donc pas de règle, cependant si vous voulez rouler une nuit complète, visez une autonomie de 8 h pour être tranquille.
Et pour encore plus de tranquillité, pensez à emmener une batterie externe lors de vos voyages ou sorties nocturnes :

Lorsque vous partez en bikepacking, une batterie externe est un élément clé pour recharger vos appareils électroniques en déplacement. Cette source d’énergie portable vous permet de recharger votre téléphone, votre GPS ou votre lampe frontale. Cependant, comment pouvez-vous recharger cette…
Étanchéité
Pour parer à tous types de météo, l’étanchéité est primordiale, on ne sait jamais sur quoi on va tomber à vélo.
Choisissez au minimum une norme IPX4 (Indice de protection 4) pour la protéger des éclaboussures d’eau.
Poids et taille
Comme tout équipement en bikepacking, on cherche à optimiser le poids et vous allez être ravi, car la lampe frontale est un des accessoires les plus légers. La plus légère fait à peine 35 grammes, un poids plume !
Mais le volume est tout aussi important, pas d’inquiétude à ce niveau-là non plus, elle est minuscule, elle trouvera une place dans votre sacoche de cadre ou au fond de votre sacoche de selle.
Prix
Il existe autant de prix que de produits, si vous cherchez un modèle pour rouler dans l’obscurité je vous conseille d’investir au moins 100 euros pour avoir une autonomie qui vous tiendra au moins une nuit.
Si vous ne voulez l’utiliser comme lampe d’appoint, alors un budget inférieur à 50 euros me semble idéal, c’est d’ailleurs le prix de la Petzl Bindi qui recueille d’excellents avis !
Mode de fonctionnement
Certains modèles proposent différents modes pour plusieurs usages :
- Mode pleine puissance : pour dévaler les pentes les plus techniques, à cette puissance, l’autonomie est radicalement réduite.
- Économie d’énergie : quand vous devez rouler longtemps ou que la batterie se fait faible, il est temps d’activer le mode économie d’énergie.
- Mode SOS : une sorte de flash pour attirer l’attention et le regard, à utiliser en cas d’urgence ou de chute.
- Éclairage rouge : pour éviter de vous éblouir, la lumière rouge est parfaite !
Marques
Il existe beaucoup de marque qui propose des frontales de qualité, Stoots, Black Diamond, mais aussi Petzl ou Decathlon ! Bien sûr, vous retrouverez tous les coloris possibles sur Alltricks.
Mes deux frontales sont d’ailleurs testées en détail sur le site : la Stoots Opalo 3 et la Nitecore HC65 UHE.
Mon verdict après les avoir gardées toutes les deux : elles se valent et le choix est une affaire de préférence, la Stoots pour le bel objet de fabrication française et sa gestion de batterie, la Nitecore pour la puissance brute.
Les deux éclairent fort et large, exactement ce qu’il faut à vélo et les deux vivent encore dans mes sacoches.
Les différentes manières d’accrocher sa lampe frontale
Parfois fourni avec un support, parfois non, la lampe frontale peut se fixer à plusieurs endroits, retrouvez les différentes manières de l’accrocher :

- Sur la tête : la plupart des produits sont vendus avec un bandeau élastique, une fois sur la tête, vous avez les mains libres pour aller aux toilettes, réparer votre vélo ou simplement piloter votre vélo.
- Sur le casque : c’est ma position préférée pour rouler et j’ai monté mes deux frontales ainsi, avec leur fixation dédiée. L’angle se règle, la lampe suit votre regard dans les zones d’ombre et rien ne bouge, même sur les chemins, ma Stoots encaisse jusqu’aux chocs de la course à pied sans broncher. Si la fixation n’est pas fournie, un bricolage aux serflex fonctionne, d’où l’importance d’en avoir toujours dans la sacoche.
- Sur le guidon : certains modèles permettent de transformer votre frontale en lampe de vélo d’appoint, la puissance est plus faible, mais c’est une bonne option pour être vu. C’est une position idéale si votre lumière à un faisceau large.
- Dans sa tente : il y a souvent une fixation au centre de votre tente pour accrocher des accessoires. C’est l’endroit idéal pour l’accrocher et vous faire un éclairage d’intérieur, parfait pour lire, ou ne pas être dans le noir le soir.
Quelles sont les meilleures lampes frontales ?
Il existe beaucoup de modèles, des prévus pour la randonnée, d’autre pour la route ou les chemins, découvrez une sélection des meilleures lampes frontales à retrouver sur Alltricks :

Stoots Opalo 3 – Pour sa légèreté
Testée et conservée : ma frontale de tous les jours, jusqu'en course à pied. Fabrication française, le test complet est sur le site.

Forclaz UL500 – Pour son petit prix
Sélectionnée pour le budget : c'est exactement le profil campement de ma doctrine, légère et suffisante.

Nitecore HC65 UHE – Pour rouler la nuit
Testée et conservée : la plus puissante de mes deux frontales, le test complet est sur le site. Sa batterie amovible en fait mon choix pour rouler la nuit.
FAQ : Lampe frontale en bikepacking
Peut-on fixer une lampe frontale sur un casque de vélo ?
Oui, c’est même ma position préférée : la lumière suit le regard, ce qu’aucun éclairage de guidon ne fait. La plupart des modèles sérieux fournissent une fixation casque, sinon des serflex font l’affaire.
Combien de lumens pour rouler de nuit à vélo ?
300 lumens est le strict minimum sur route, et prévoyez large en gravel ou VTT, couplez toujours la frontale avec un éclairage fixé au vélo. Au campement, 100 lumens suffisent amplement.
Quelle autonomie pour une frontale de bikepacking ?
En usage bivouac, comptez plusieurs semaines de voyage sans recharge, c’est mon constat sur le terrain. Pour rouler de nuit, visez 8 heures d’autonomie ou, mieux, un modèle à batterie amovible pour tourner sur deux accus.

Créateur de Route du Vélo
Aventurier à vélo, je monte et entretiens mes vélos moi-même. Alors quand je teste du matériel de bikepacking, je vous dis franchement ce qui tient la route et ce qui lâche.
Des articles susceptibles de vous intéresser
Vous en voulez encore plus ? Ça tombe bien, je vous ai sélectionné quelques articles pour approfondir vos connaissances, les voici :

Il est regrettable que nous n’ayons pas accès à un antivol totalement inviolable. Même les plus robustes cadenas en U ont leurs points faibles. Toutefois, certains modèles s’avèrent très pratiques pour diminuer le risque de vol rapide.Vous constaterez qu’il n’est…

Le multi-outil pour vélo, également appelé multi-tool en anglais, permet d’avoir entre 5 et 30 outils en un seul accessoire. Cependant, avez-vous réellement besoin de toutes ces fonctions pour réparer vos vélos ? Qui peut le plus peut le moins,…
Cet article vous a plu ? Lâchez votre meilleure note !

Laisser un commentaire