Très utilisés en triathlon ou en ultra-cycling, les prolongateurs vélo peuvent aussi trouver leur place en bikepacking.
Aussi appelés aéro bars, ces accessoires offrent une position supplémentaire, un meilleur confort sur la durée et un léger gain d’aérodynamisme.
Mais quel modèle choisir ? Sont-ils vraiment utiles en gravel longue distance ? Et comment les utiliser en toute sécurité ?
Pas le temps de lire ?
Les meilleurs prolongateurs bikepacking (si vous êtes pressé)
Prolongateurs Van Rysel – Pour le rapport qualité/prix
Profile Design Supersonic Ergo+ – Pour la légèreté
Zipp Vuka Clip Alumina Evo 52 – Le plus polyvalent
Pourquoi installer des prolongateurs en bikepacking ?
On associe souvent les prolongateurs au triathlon, mais leur usage en bikepacking répond à d’autres besoins : tenir plus longtemps, soulager le corps, gagner un peu de vitesse et varier les positions.

Ils se composent généralement d’un support fixé au cintre, de deux barres d’extension et de repose-bras rembourrés.
Voici ce qu’ils apportent réellement sur un voyage :
Les avantages
- Un confort unique sur les longues distances : les prolongateurs offrent la seule position où les mains ne supportent plus aucun poids. Cela soulage les poignets, les bras, les épaules et même le bas du dos. Sur une journée longue, cette alternance réduit énormément les douleurs cumulées.
- Un gain de vitesse sur le plat : sans forcer davantage, la position plus aérodynamique permet souvent de gagner quelques km/h. Ce n’est pas spectaculaire, mais suffisant pour améliorer votre moyenne.
- Une meilleure efficacité face au vent : quand le vent souffle de face, passer en position aéro limite la perte de vitesse et rend l’effort beaucoup plus constant.
- Un support pratique pour du matériel : une lampe, un GPS, une sangle, une chambre à air… Les prolongateurs deviennent rapidement un espace utile pour fixer des accessoires.
- Un usage surprenant au bivouac : une fois posé, le poste de pilotage devient un excellent petit “stand à linge” pour sécher gants, chaussettes ou accessoires.
Les inconvénients
- Un poids supplémentaire : difficile de descendre sous 300 g, et la majorité des modèles tournent autour de 450–550 g.
- Une utilisation en groupe déconseillée : l’accès aux freins est limité : impossible de les utiliser lorsqu’on roule proche d’autres cyclistes.
- Un intérêt réduit en montagne : sur des itinéraires très vallonnés (2000 m de D+ pour 100 km ou plus), les moments où l’on peut réellement les utiliser sont assez rares.
- Une position qui demande un peu d’habitude : les premières fois, la posture peut sembler étrange ou fatigante, mais avec un peu de pratique, il devient possible de la tenir plusieurs dizaines de minutes.
Sur quels terrains utiliser des prolongateurs ?
Les prolongateurs sont efficaces, mais pas dans toutes les situations. Leur utilisation demande de la stabilité, une bonne anticipation et un environnement dégagé.

Voici les terrains où ils sont pertinents… et ceux où ils le sont moins :
- Terrain plat : idéal pour les utiliser.
- Montée : peu utile, sauf pour soulager ponctuellement les mains ou le dos.
- Descente : à éviter, l’accès aux freins étant trop limité.
- Routes dégagées : parfait en rase campagne, mais déconseillé en ville ou dans les zones très fréquentées.
- Sortie en solo : indispensable quand on a personne derrière qui rouler.
- Chemins peu techniques : possible en gravel roulant, mais à proscrire dès que le terrain devient plus chaotique.
Compatibilité : qui peut utiliser des prolongateurs ?
Tout le monde peut installer des prolongateurs, mais la compatibilité dépend surtout du cintre.
Voici ce qu’il faut impérativement vérifier :
- Cintre en carbone : tous ne sont pas compatibles, il est nécessaire de vérifier la mention “clip-on compatible” sur la documentation ou directement sur le cintre.
- Guidon aérodynamique : la majorité des prolongateurs sont conçus pour des cintres ronds classiques,
- Diamètre du cintre : la norme actuelle est le 31,8 mm, assurez-vous que le prolongateur correspond.es cintres aéro demandent des modèles spécifiques.
Quand utiliser les prolongateurs en bikepacking ?

Les prolongateurs s’utilisent à des moments précis :
- Face au vent : c’est probablement leur meilleur usage.
- Sur les longues lignes droites : parfait pour garder le rythme et améliorer la moyenne.
- Lorsque le dos ou les mains commencent à fatiguer : un changement de posture qui permet de détendre tout le haut du corps.
- Pour varier les positions sur les longues journées : alterner régulièrement limite l’apparition des douleurs.
Comment choisir ses prolongateurs bikepacking ?
Pour un usage bikepacking ou gravel longue distance, voici les critères les plus importants :
- Les réglages disponibles (longueur, largeur, inclinaison, hauteur) : plus il y en a, plus il sera simple d’ajuster la position.
- Réglage en hauteur : pratique pour faciliter l’installation d’une sacoche de guidon ou d’une food pouch.
- Forme ergonomique : préférable aux modèles agressifs de triathlon, moins adaptés au voyage.
- Compatibilité avec une sacoche de guidon : il faut vérifier que l’espace entre les barres reste suffisant pour installer correctement une sacoche.
Les meilleurs prolongateurs en bikepacking

Prolongateurs Van Rysel – Pour le rapport qualité/prix

Le modèle idéal pour tester si les prolongateurs sont faits pour vous. Petit prix mais peu de réglages, notamment celui de la hauteur, dommage…

Profile Design Supersonic Ergo+ – Pour la légèreté

Le carbone est partout, même sur les prolongateurs, une version légère pour alléger encore un peu votre vélo.

Zipp Vuka Clip Alumina Evo 52 – Le plus polyvalent

Un modèle support polyvalent et réglable dans tous les sens. Existe également en version carbone !
Conclusion
Les prolongateurs ne sont pas réservés aux triathlètes : en bikepacking, ils offrent une position supplémentaire utile, un confort réel sur les longues distances et un gain appréciable face au vent.
Ils ne sont pas indispensables à tous, mais pour les cyclistes qui aiment rouler longtemps, ils peuvent faire une vraie différence.
Le principal est de choisir un modèle compatible avec votre cintre, votre configuration de sacoches et votre pratique, puis d’apprendre à les utiliser au bon moment.
FAQ – Prolongateurs en bikepacking & gravel
Peut-on utiliser des prolongateurs avec une sacoche de guidon ?
Oui, la plupart des prolongateurs sont compatibles avec une sacoche de guidon. Il faut simplement vérifier qu’il reste assez d’espace entre les barres pour installer correctement la sacoche. Certains modèles offrent un réglage en hauteur qui facilite cette installation.
Les prolongateurs sont-ils utiles en gravel ?
Ils peuvent être utiles sur les chemins roulants, pour soulager les mains ou gagner en aérodynamisme. En revanche, sur terrain technique ou cassant, il est préférable de ne pas les utiliser, car la stabilité et l’accès aux freins sont réduits.
Les prolongateurs sont-ils dangereux ?
Ils ne sont pas dangereux en soi, mais leur utilisation est déconseillée en groupe, en ville, en descente ou dans les zones avec du trafic. L’accès aux freins étant limité, ils s’utilisent principalement en solo et sur des portions dégagées.
Peut-on installer des prolongateurs sur un cintre en carbone ?
Pas toujours. Certains cintres carbone ne supportent pas les prolongateurs. Il faut vérifier la notice ou la mention “clip-on compatible”. En cas de doute, mieux vaut éviter.
Quel prolongateur choisir pour débuter ?
Les modèles simples, ergonomiques et abordables sont parfaits pour commencer, comme les prolongateurs Van Rysel. Ils permettent de tester leur intérêt sans investir dans un modèle haut de gamme.
Les prolongateurs sont-ils utiles en montagne ?
Leur utilité est limitée en montée, sauf pour changer brièvement de position. Sur des itinéraires très vallonnés, ils seront moins utilisés que sur les terrains plats.
Doit-on régler les prolongateurs en hauteur ?
Ce n’est pas indispensable, mais cela facilite l’installation d’une sacoche de guidon et permet d’ajuster la position selon sa morphologie. C’est un plus, mais pas une obligation.

Marvin
de Route du Vélo
Amoureux du vélo sous toutes ses formes, de la route, au gravel en passant par le VTT, toujours partant pour partir à l’aventure en bikepacking pour explorer la beauté de nos régions !
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Marvin de Route du Vélo
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