Quels vêtements emporter en bikepacking ?

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Les vêtements en bikepacking, c’est le poste où on se trompe le plus : trop de fringues et vos sacoches débordent, pas assez et vous grelottez dans la première descente.

Mais après plusieurs années de voyages, dont une traversée de la France, mon sac de vêtements n’a presque plus bougé.

Deux cuissards, deux maillots, deux paires de chaussettes, une veste de pluie fine, une tenue pour le bivouac.

Et c’est la même liste pour une micro-aventure dans les Vosges que pour une traversée de plusieurs jours !

Je vous montre ce que je porte, ce que j’ai arrêté d’emporter, en précisant pour chaque pièce si je l’ai usée ou simplement repérée, selon ma façon de tester le matériel.

Ma liste, la même pour un week-end ou une traversée

Ma tenue de bikepacking tient dans un seul sac de compression, quelle que soit la durée du voyage.

Voici ce que j’avais sur la traversée de la France, en plein été.

PièceQuantitéOù elle voyage
Cuissard court2Un sur moi, un dans la sacoche de selle
Maillot manches courtes2Un sur moi, un dans la sacoche de selle
Chaussettes2 pairesUne aux pieds, une dans la sacoche de selle
Gants courts1 paireSur moi
Gapette1Sur moi ou dans une poche
Veste de pluie fine1Dans la sacoche top tube, à portée de main
Short et t-shirt en mérinos pour le bivouac1 de chaqueSacoche de selle
Tongs1 paireÀ l’extérieur de la sacoche de selle

Rien d’autre. Pas de tenue de rechange au cas où, pas de troisième cuissard.

Ce que j’ajoute à l’intersaison :
– Des jambières et des manchettes en mérinos, que je laisse à la maison en été.
– Des couvre-chaussures, uniquement quand la pluie est annoncée.
– Une doudoune pour le soir et les descentes fraîches, celle que je détaille dans mon guide de la doudoune en bikepacking.

Combien de vêtements faut-il emporter ?

Deux de chaque, peu importe que vous partiez deux jours ou deux semaines.

La logique est simple : une tenue sur vous, une tenue propre dans la sacoche, le soir on rince, on fait sécher, on alterne.

À mes débuts, je faisais l’inverse : trois cuissards pour trois jours, des vêtements de tous les jours bien lourds, un short classique qui prenait une place folle.

Bon, je dormais à l’hôtel ou en gîte à l’époque, donc ça passait !

Mais dès qu’il faut caser une tente, un matelas, un duvet dans les sacoches, chaque vêtement en trop prend la place d’autre chose.

Vous allez me dire : et si je pars un mois ?

Eh bien la liste ne change pas, c’est le rythme de lavage qui s’adapte.

C’est vrai en bikepacking comme en cyclotourisme plus chargé : les vêtements de voyage à vélo se comptent en tenues, pas en jours.

D’ailleurs, pour tout le reste du chargement, j’ai mis en ligne la checklist matériel à cocher avant chaque départ.

Vêtements de bikepacking étalés sur un parquet avant le départ : maillots, cuissards, sous-couches en mérinos, chaussettes et vestes de vélo.
Tout étalé par terre, ça fait beaucoup : c’est là que le tri commence !

Sur le vélo : cuissard, maillot et le reste

Le cuissard, c’est la pièce où il ne faut pas rogner sur le budget.

J’en ai toujours deux, des courts, que je complète avec des jambières quand il fait frais plutôt que d’emporter un cuissard long.

Le détail complet est dans mon guide des cuissards pour le bikepacking.

Celui que j’ai testé le plus sérieusement, c’est le LeBram Glières, un cuissard cargo dont vous trouverez le test complet ici.

Côté maillot bikepacking, je reste sur des manches courtes, que je transforme en manches longues avec une paire de manchettes.

Ses trois poches dans le dos gardent de quoi manger sous la main, un vrai plus sur les longues journées.

Aux mains, des gants courts, toujours !

Reste la gapette, longtemps, ça a été un réflexe de cycliste chez moi, je n’imaginais pas rouler sans.

Cet été, avec les canicules à répétition, je l’ai retirée le temps d’un week-end en Forêt-Noire. Et ça, ça change tout !

La tête respire, on a moins cette sensation d’étouffer, alors depuis je roule sans elle tout l’été.

Ça reste un super accessoire hors des grosses chaleurs, celle que j’ai testée est la gapette Vera Cycling, dont je parle dans cet article.

Pour les yeux, mon test des lunettes Van Rysel RoadR 900 vous dira ce que je pense des verres photochromiques.

Et pour les pieds, tout est dans le guide des chaussures de bikepacking.

Mérinos ou synthétique ?

Un maillot synthétique, au bout d’une journée de vélo, ça pue, un maillot en mérinos, je le porte trois jours de suite sans le laver.

Sur un voyage de quatre jours, je ne fais aucune lessive de maillot !

Même constat pour les chaussettes, c’est pour moi le meilleur endroit où commencer, j’en ai notamment de chez Ogarun.

Mes maillots viennent de DHB, une marque reprise depuis dont ces modèles ne sont plus vendus.

Attention toutefois au grammage : tous les mérinos ne se valent pas, certains sont tricotés épais, d’autres beaucoup plus fins.

Les miens sont des modèles d’intersaison et cet été, avec les canicules, j’ai clairement trouvé leur limite.

Pour la première fois depuis longtemps, j’ai ressorti mes maillots synthétiques, plus fins, plus aérés.

Là où le mérinos reste imbattable pour moi, c’est à l’intersaison et sous la pluie.

Trempé, il continue de tenir chaud.

J’avoue ne pas savoir comment ça marche, mais je l’ai vérifié sur un BRM de 200 km au départ de Belfort, jambières et manchettes détrempées du début à la fin.

Hors du vélo, je porte encore un sous-maillot mérinos Ogarun, une pièce que je ne lâche plus.

Mérinos pour l’intersaison et les voyages de plusieurs jours, synthétique fin quand le thermomètre s’emballe.

Pluie et froid : une veste fine suffit-elle ?

Oui, dans la grande majorité des cas.

Ma veste de pluie a l’épaisseur d’un coupe-vent, elle tient dans une poche de maillot.

Du coup elle assure les deux rôles : ouverte en grand, elle ne tient presque pas chaud, fermée, elle casse le vent et arrête la pluie.

La grosse veste de pluie, je l’ai essayée

Avant un voyage en Bretagne, j’avais investi dans une vraie veste de pluie, en me disant que là-bas ça se justifiait.

Erreur : elle prenait une place folle dans la sacoche et dès qu’il faisait doux sous la pluie, c’était sauna garanti à l’intérieur, malgré les aérations.

Elle ne se justifie que si vous partez là où la pluie est annoncée presque tous les jours, en Irlande ou en Angleterre par exemple.

Le jour où la veste m’a manqué

Un jour au Grand Ballon, il faisait beau en bas, brouillard et pluie au sommet, j’ai fait toute la descente sans veste.

Je suis arrivé en bas frigorifié, trempé jusqu’à l’os, au point de devoir m’arrêter pour essorer mes chaussettes !

Depuis, elle est dans la sacoche par tous les temps, même quand la météo jure qu’il fera beau.

Le détail qui compte : un zip qui s’ouvre par le bas

La pire saucée qu’elle a encaissée, c’était sur ce fameux BRM de 200 km à Belfort, on était en septembre, il faisait encore chaud, la pluie a commencé dès les premiers kilomètres pour ne plus s’arrêter.

Chaud et humide, c’est la pire combinaison avec une veste de pluie : on transpire, mais si on ouvre le col toute l’eau rentre.

La mienne a un zip double sens, je l’ouvre par le bas, l’air circule, le haut du corps reste protégé.

Alors oui, au bout de plusieurs heures l’eau finit par entrer un peu, mais c’est sans commune mesure avec ce qui tombe.

Le seul reproche : elle n’a pas de capuche, c’est ce qui me manque sous un vrai déluge.

Par quoi je la remplacerais

Ma veste est une DHB que la marque ne fabrique plus, elle tient encore, mais il va falloir songer à la suite.

La référence dont tout le monde parlait, la Gore Shakedry, a disparu : Gore a arrêté ce tissu, puis toute sa marque de vêtements de vélo.

Je n’ai donc pas encore de remplaçante testée, autant vous le dire.

Mes trois critères pour une veste de pluie de voyage :
– Le volume d’un coupe-vent, pour qu’elle tienne dans une poche de maillot.
– Un zip double sens, pour aérer par le bas sans prendre l’eau.
– Une capuche, celle qui manque à la mienne.

Voici deux pistes que j’ai sélectionnées sans les avoir portées.

  • Rapha Core Rain Jacket II : autour de 150 €, une vraie membrane imperméable aux coutures étanchées, mais aucune poche et elle ne se replie pas dans elle-même.
  • Van Rysel RCR Ultralight : 39,99 € chez Decathlon, 140 grammes annoncés en taille L, elle se range dans sa poche intérieure, mais avec 2 000 mm d’imperméabilité annoncés et pas de capuche, c’est une veste d’averse, pas de journée entière sous l’eau.

Perso, je suis prêt à mettre 300 à 400 € dans la prochaine, parce que la pluie à vélo, c’est vraiment ce qui use le plus le moral.

Veste de pluie ou poncho ?

Le poncho protège bien, je ne dirai pas le contraire, mais il est très large, il vous freine, or quand il pleut il y a presque toujours du vent.

Résultat, on a l’impression de ne pas avancer et sous la pluie, ça rend fou !

Je reste sur la veste, quitte à avoir les jambes mouillées.

Équipement de pluie pour le bikepacking posé sur un parquet : veste coupe-pluie Van Rysel blanche translucide, couvre-chaussures DHB noirs et vêtement de pluie gris foncé.
Tout ce qu’il me faut contre la pluie tient dans une poche de sacoche !

Les jambes et les pieds sous la pluie

Je n’emporte pas de pantalon de pluie, les jambes pédalent en permanence, elles ne refroidissent pas.

Le tissu d’un cuissard sèche vite, la peau au niveau de la selle un peu moins, avec un garde-boue arrière, on s’en sort très bien !

Pour les pieds, ça dépend de la météo : si la pluie est annoncée, j’emporte des couvre-chaussures que j’enfile en cours de route, si elle ne l’est pas, tant pis.

Je me suis pris un orage énorme en Suisse, au fond d’une vallée où le tonnerre résonnait de partout, la route couverte de flaques, les voitures qui nous doublaient, terrifiant (et très humide).

Même avec des couvre-chaussures dans la sacoche, le temps de les enfiler on aurait été tout aussi trempés, alors on a continué comme ça.

Vêtements de pluie pour le bikepacking posés sur un parquet : veste de pluie bleu marine, surpantalon gris et couvre-chaussures tachés de boue.
Des couvre-chaussures qui ont vécu : la preuve que tout ça sert vraiment !

Et quand il fait vraiment froid ?

Ma journée la plus froide en voyage, c’était pendant la traversée de la Forêt-Noire, début avril, j’avais un cuissard et un maillot plus épais, des jambières, des manchettes, une petite veste par-dessus.

Dans les descentes, on a enfilé la doudoune, près du corps, elle coupe le vent sans gêner pour pédaler.

Au final, je n’ai manqué de rien !

Que porter au bivouac et pour dormir ?

Ma tenue de bivouac se résume à un short léger et un t-shirt en mérinos, j’arrive, je monte la tente, je gonfle le matelas, je sors le duvet.

Ensuite, direction la douche, je me change avec ce short et ce haut, le mien est un

base layer 240 h laine merinos zip made in france

Ogarun Mérinos

stars

Sous maillot manche longue en mérinos, à mettre sous son maillot pour des sorties entre 0 et 10 degrés.

et aux pieds, une paire de tongs, pour la douche comme pour le camp.

Comme c’est du mérinos, cette tenue ne voit pas une seule lessive de tout le séjour.

À l’intersaison, je rajoute mes manchettes et mes jambières par-dessus, c’est tout l’intérêt de ces deux accessoires : ils servent sur le vélo la journée, puis comme vêtements de bivouac le soir.

Et je dors également comme ça.

Tenue de bivouac en bikepacking posée sur un parquet : t-shirt bleu en mérinos, short noir léger et paire de tongs.
Trois pièces pour tout le séjour et pas une lessive !

Laver, sécher, ranger

Le soir, le cuissard du jour passe sous l’eau, je rince surtout la peau pour enlever le sel de la transpiration, c’est lui qui irrite les fesses le lendemain.

Attention, sans la détremper : je frotte en surface, parce qu’une peau gorgée d’eau met une éternité à sécher.

Le maillot en mérinos, lui, je l’étends simplement et avant de dormir, tout rentre dans la tente, sinon la brume du matin retrempe ce qui avait séché !

Le reste de ma routine est dans le guide de l’hygiène en bikepacking.

Côté rangement, tous mes vêtements partent dans un sac de compression, à l’abri de l’humidité, au fond de la sacoche de selle.

Les fringues sont souples, elles prennent la forme qu’on veut, parfaites pour caler le reste du setup.

Ce qui doit rester attrapable va à l’avant, dans la pochette de ma Tailfin Bar Bag : gants longs, manchettes, jambières, couvre-chaussures.

Je m’arrête, je pioche, j’enfile, sans même descendre du vélo.

J’en parle plus longuement dans mon test de cette sacoche de guidon.

Le reste, c’est de la place gagnée pour la tente.

FAQ : Vêtements bikepacking

Comment s’équiper pour du bikepacking côté vêtements ?

Partez sur deux tenues de vélo, une veste de pluie fine qui fait aussi coupe-vent, une tenue légère pour le bivouac. Des jambières et des manchettes suffisent à adapter ce socle à l’intersaison, sans ajouter de vêtement encombrant.

Quel pantalon emporter en bikepacking ?

Pas de pantalon sur le vélo pour moi : un cuissard court, avec des jambières quand il fait frais. Au bivouac, un short léger fait le job, complété par ces mêmes jambières si la soirée est fraîche.

Faut-il une veste de pluie en bikepacking, même en été ?

Oui, toujours. Une veste fine ne pèse presque rien, elle sert de coupe-vent en descente et c’est elle qui vous évite de finir trempé si la météo tourne en montagne.

Quels vêtements choisir pour le cyclotourisme ?

Les mêmes qu’en bikepacking. Deux tenues de vélo, une tenue de repos, une protection contre la pluie, la durée du voyage change le rythme des lessives, pas le contenu du sac.

Marvin ALTHER de Route du Vélo

Marvin Alther

Créateur de Route du Vélo

Aventurier à vélo, je monte et entretiens mes vélos moi-même. Alors quand je teste du matériel de bikepacking, je vous dis franchement ce qui tient la route et ce qui lâche.

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