Traversée de la Forêt-Noire en gravel : 544 km en 5 jours, du pneu éclaté à la tente gelée

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Le 4 avril 2025, je suis parti de chez moi, à Guebwiller, pour une traversée de la Forêt-Noire en gravel avec mon pote Paul.

Et au bout de 107 kilomètres, mon pneu a éclaté en pleine ligne droite, avec une entaille de 3 cm impossible à réparer.

Tomber en panne loin de tout, c’est la peur de tous ceux qui partent en bikepacking, et là, elle s’est réalisée dès le premier jour.

Pourtant, la Forêt-Noire, c’est un terrain de jeu immense juste de l’autre côté du Rhin, parfait pour partir à l’aventure tout près de chez soi.

Voici comment on a bouclé ces 544 km, entre réparation au carton, tente gelée et changements de plan.

Pourquoi la Forêt-Noire en gravel ?

La Forêt-Noire, c’est le massif d’en face, celui qu’on voit depuis l’Alsace sans jamais vraiment y aller.

Je trace beaucoup mes parcours sur des cartes et un jour, en activant la couche des pistes cyclables, je suis tombé sur un itinéraire qui traversait tout le massif du sud au nord.

C’est le Schwarzwald-Radweg.

En me renseignant, j’ai vu que la trace était clairement adaptée au gravel et l’idée ne m’a plus lâché.

Vélo gravel chargé d'une sacoche de selle, garé devant un supermarché allemand portant l'inscription « Mein Leben. Mein Laden. »
Passé le Rhin, même la pause ravito se fait en allemand !

Avec Paul, on avait déjà fait plusieurs fois les Vosges et moi le Jura, donc c’était un peu la suite logique.

Paul est photographe et on roule très souvent ensemble.

Les arrêts photo se font naturellement : quand l’endroit est beau, on se pose, l’un mange un bout pendant que l’autre shoote et chacun repart avec des photos de l’autre.

Le Schwarzwald-Radweg en chiffres Environ 375 km entre Karlsruhe et Lörrach et à peu près 7 200 m de D+ dans le sens nord-sud. L’itinéraire est balisé dans les deux sens et le Schwarzwaldverein le découpe en six étapes. Tout le détail est sur la page officielle du Schwarzwald-Radweg.

On l’a pris à l’envers du descriptif officiel, du sud au nord et surtout, on n’est pas partis du début du parcours mais de la maison.

Ça ajoute une cinquantaine de kilomètres pour rejoindre Lörrach, puis une centaine pour rentrer à la fin.

C’est tout l’intérêt de voyager à vélo en bikepacking : on ferme la porte, on monte sur le vélo et l’aventure commence tout de suite.

Voici le parcours jour par jour, relevé sur mes activités Strava :

JourDateTrajetDistanceD+Nuit
J1Vendredi 4 avrilGuebwiller, Lörrach, Schönau im Schwarzwald118 km1 641 mCamping de Schönau
J2Samedi 5 avrilSchönau, Todtnau, secteur du Feldberg, Schönwald86 km2 006 mTrekking-Camp
J3Dimanche 6 avrilSchönwald, Baiersbronn102 km1 574 mHôtel à Baiersbronn
J4Lundi 7 avrilBaiersbronn, Mummelsee, Baden-Baden, Karlsruhe, puis train jusqu’à Offenbourg118 km1 915 mAirbnb à Offenbourg
J5Mardi 8 avrilOffenbourg, Guebwiller120 km610 mÀ la maison
Total5 jours544 km7 746 m

Mais avant de partir, il fallait tout faire rentrer sur le vélo…

Mon setup pour 5 jours en autonomie

Pour ce voyage, je suis parti sur mon Baam ARGH en acier, le gravel qui encaisse tous mes voyages chargés.

Côté bagagerie, c’était l’ensemble Tailfin : ma sacoche de guidon Tailfin Bar Bag à l’avant, la Long Top Tube de 2,2 litres sur le cadre et l’Aeropack à l’arrière.

D’ailleurs, la Bar Bag a une poche arrière qui accueille les arceaux de la tente et ça, sur 5 jours, c’est un vrai plus.

Aux roues, des Tufo en 45 mm, dont un Thundero et un Speedero et en transmission un double plateau Shimano GRX en 46-30 avec une cassette 11-34 (on en reparle un peu plus bas, parce que ce choix m’a coûté cher dans les montées).

Pour dormir : la tente, le duvet Sea to Summit Spark SP2 et une doudoune.

Pour la nuit, j’avais remplacé ma frontale habituelle par la Stoots Opalo 3.

Et pour la première fois, j’avais glissé dans une sacoche une petite poche de liquide préventif, en me disant : « Au cas où on perd trop de préventif, au moins on pourra en remettre. »

Retenez bien ce détail, il a sauvé le voyage.

Si vous voulez préparer votre propre liste, ma checklist matériel bikepacking reprend tout ce qu’il faut emporter.

J’avais aussi filmé l’ensemble du setup juste après mon retour :

Jour 1 : le pneu qui éclate avant Schönau

Le premier jour a commencé comme une sortie classique, avant de tourner à la galère en une seconde.

Départ de Guebwiller à 8h, traversée de la plaine par Mulhouse pour rejoindre Paul, passage du Rhin, puis Lörrach, où commence le Schwarzwald-Radweg.

En fin de journée, déjà dans la Forêt-Noire, on enchaîne une grande descente sur chemin vers le Kleines Wiesental.

En bas, on arrive sur un chemin qui longe une route, avec un gravier parfait : des petits cailloux, juste bien, ça roule super vite.

Et d’un coup, paf, ça pète ! Plus d’air, instantanément.

Quand je regarde le pneu, il y a un trou énorme en plein milieu de la bande de roulement, les picots sont carrément arrachés.

Gros plan sur l'entaille au milieu de la bande de roulement d'un pneu gravel Tufo Speedero, avec des picots arrachés et des traces brunes autour de la déchirure
3 cm d’entaille en pleine bande de roulement : là, aucune mèche ne tient…

Là, je me dis que c’est irréparable : une mèche passerait à travers et même avec une chambre à air, elle va sortir par le trou, appuyer sur un caillou et crever à son tour.

Il m’a fallu quelques minutes pour me calmer et réfléchir aux solutions.

On appelle un magasin de vélo à Schönau, pas loin, mais personne ne répond.

Alors on décide d’aller jusqu’au camping de Schönau pour la nuit et de trouver un magasin le lendemain matin.

En fouillant dans nos sacoches, on trouve un bout de carton.

On démonte la roue avec mon multi-outil DaySaver, on sort le pneu, on monte une chambre à air et on glisse le carton entre la chambre et le pneu pour qu’elle ne soit pas à nu face au sol.

Cycliste accroupi sur des pavés, en train de démonter le pneu Tufo Speedero de la roue arrière de son gravel pendant la traversée de la Forêt-Noire
Roue arrière au sol, pompe vissée : ce jour-là, le voyage a failli s’arrêter… © Paul Weissbeck / @nomad.vanture

Le problème, c’est qu’on était en altitude et que Schönau est au fond de la vallée.

Il fallait remonter un peu, puis tout redescendre avec un pneu mal talonné, qui se déformait sur le côté et sautait à chaque tour de roue.

Impossible de prendre de la vitesse, mais pas question non plus de freiner en continu : il fallait aller pas trop vite et en même temps pas trop freiner pour pas cramer les plaquettes.

Avec les sacoches bien remplies, à tout moment la chambre pouvait percer ou le pneu lâcher et ça pouvait vite mal tourner…

Au final, ces 11 km de réparation de fortune nous ont amenés jusqu’au camping, au bord de la rivière.

Premier soir, première nuit froide et un pneu à remplacer dès le réveil.

Jour 2 : une terrasse, un pneu neuf et un Trekking-Camp

Le carton a tenu jusqu’au bout, c’est-à-dire une quarantaine de minutes de route jusqu’au magasin de Todtnau, le samedi matin.

Par chance, ils avaient des pneus, mais un seul modèle : le Continental Terra Speed, en 35 ou en 40.

J’ai pris le 40 et pas question de repartir en chambre à air, parce qu’en gravel chargé, c’est vraiment un enfer.

Sauf que le vendeur nous a clairement prévenus : « On est samedi, je n’ai pas de mécano. Je peux vous vendre le pneu, mais il faut vous débrouiller. »

On lui a demandé si on pouvait au moins utiliser ses outils, surtout son compresseur, pour faire claquer le pneu.

Il nous a ouvert une porte à l’arrière du magasin et on a monté le pneu sur une petite terrasse.

Le magasin ne vendait pas de liquide préventif, c’était vraiment une petite boutique.

C’est là que ma poche de préventif a servi : on a rempli le pneu, on l’a fait claquer au compresseur et on est repartis en tubeless.

Une terrasse, un compresseur et une poche de préventif et ça a fait le taf !

Gros plan sur la roue arrière d'un gravel chargé, avec un pneu à crampons neuf tout juste monté, une sacoche de selle et un second pneu replié fixé au vélo
Le Terra Speed neuf, sorti du magasin de Todtnau : le voyage peut repartir !

La suite de la journée, c’est 78 km et presque 1 900 m de D+, avec une montée jusqu’à près de 1 300 m dans le secteur du Feldberg.

Le soir, direction une zone de bivouac repérée pendant la préparation.

En Allemagne et notamment le long du Schwarzwald-Radweg, il existe des emplacements prévus pour poser sa tente, les Trekking-Camps.

Sauf qu’en avril, rien n’est ouvert : pas d’eau, pas de toilettes et même pas de table il me semble, juste un carré plat couvert d’écorce pour protéger le dessous de la tente.

Pour l’eau, il a fallu chercher une fontaine sur la carte et la plus proche était un kilomètre plus haut dans la montagne.

On a repris les vélos pour aller remplir les gourdes, de quoi boire la nuit, faire nos repas lyophilisés et se laver à l’eau froide.

Une sacrée aventure !

Deux tentes montées côte à côte sur un sol couvert d'écorce dans un Trekking-Camp de la Forêt-Noire, avec un réchaud et un appareil photo posés sur un rondin
Un carré plat couvert d’écorce, et rien d’autre : le Trekking-Camp en avril !

Ce que je ne savais pas à l’époque, je l’ai découvert en préparant ce récit : ces camps ne sont ouverts que de mai à octobre et sur réservation (j’en reparle plus bas).

Et puis la nuit est tombée et le froid avec.

Le thermomètre est descendu à -2 °C, six degrés sous la température de confort de mon Spark SP2, annoncée à 4 °C.

J’ai empilé les couches toute la nuit : les gants, deux paires de chaussettes, les surchaussettes, la doudoune enfilée dans le duvet, la capuche, le masque de sommeil.

Le froid m’a quand même réveillé plusieurs fois, c’était vraiment horrible.

Et le lendemain matin, une surprise nous attendait sur la toile…

Jour 3 : la tente gelée et le vent d’est

Au réveil, à 1 000 m d’altitude, la tente était complètement gelée.

Là, on s’est dit que c’était un peu limite.

Le petit-déjeuner s’est fait debout, en marchant pour ne pas trop avoir froid et heureusement, on avait des petits-déjeuners chauds et du café pour se réchauffer.

Puis on a attaqué 800 m de descente face à un vent d’est surpuissant, sans aucune chance de se réchauffer en pédalant.

C’est là que ma doudoune m’a sauvé : en plus de tenir chaud, elle fait vraiment coupe-vent.

Le froid a duré presque toute la journée.

Toile de tente grise recouverte de givre au petit matin, montée sur une pelouse devant un bâtiment en bois et en pierre, lors d'un bivouac en Forêt-Noire
Réveil à 1 000 m, la tente gelée : là, on s’est dit que c’était un peu limite !

Tant qu’on roule, ça va, c’est dès qu’on s’arrête que ça devient compliqué et on ne pouvait pas trop s’arrêter.

Cette étape était aussi plus sauvage, plus en forêt, plus vallonnée, avec des chemins moins empruntés et un peu plus pourris.

On descend presque jusqu’à 200 m d’altitude avant de remonter vers les crêtes et avec le froid, on n’a pas vraiment profité des paysages.

C’est la seule journée que j’ai trouvée moins belle, mais demain est un autre jour !

Le soir, on arrive à Baiersbronn après deux nuits gelées et la météo annonce encore plus froid.

On s’est dit qu’on n’allait peut-être pas tenter le diable et on a pris un hôtel.

Sacoches de bikepacking vidées dans une chambre d'hôtel, avec une sacoche de selle posée sur la moquette et une sacoche de guidon sur le lit, à Baiersbronn en Forêt-Noire
Après deux nuits gelées, un vrai lit : pas question de tenter le diable !

Renoncer au bivouac, ce n’est pas un échec, c’est aussi ça le bikepacking : savoir écouter son corps plutôt que de s’entêter sur le programme.

Et cette nuit d’hôtel allait d’ailleurs nous rendre un sacré service le lendemain.

Jours 4 et 5 : du Mummelsee à la maison

Le quatrième jour commence au Mummelsee, un petit lac en hauteur, l’un des endroits les plus connus de la Forêt-Noire.

On s’est arrêtés 5 minutes pour faire des photos et on est repartis aussitôt parce qu’il faisait trop froid.

Vélo gravel bleu chargé de sacoches de bikepacking, appuyé sur un ponton en bois face au Mummelsee, un lac entouré de sapins en Forêt-Noire
Grand ciel bleu au Mummelsee, mais 5 minutes d’arrêt, pas une de plus : trop froid !

Ensuite, le parcours devient bien meilleur : un peu moins de vent, un peu plus chaud et le soleil qui commence enfin à réchauffer.

On traverse le Parc national de la Forêt-Noire, puis on sort peu à peu du massif vers le piémont, avec des arbres en fleurs, de belles pistes et de belles fins de forêt.

Même l’arrivée jusqu’à Karlsruhe était vraiment cool.

La fin de journée, par contre, a tourné à la course pour attraper le train à l’heure.

Passage souterrain d'une gare avec une grande bâche colorée portant l'inscription Karlsruhe, à l'arrivée du Schwarzwald-Radweg
Karlsruhe, fin du Schwarzwald-Radweg… et début de la course pour attraper le train !

Au départ, le plan était de rouler de Karlsruhe jusqu’à Strasbourg, puis de prendre un train français pour rentrer.

Mais la nuit d’hôtel à Baiersbronn nous avait donné une carte d’hôte qui permet de prendre le train gratuitement.

Alors on a pris le train allemand pour descendre le plus loin possible vers le sud, jusqu’à Offenbourg, où on a dormi dans un Airbnb.

La carte KONUS, l’astuce transport de la Forêt-Noire Dans les hébergements des communes participantes, on reçoit gratuitement la carte d’hôte KONUS. Elle est valable du check-in jusqu’au jour du départ inclus, dans les bus et les trains régionaux en 2e classe, mais pas dans les ICE, IC et EC. Elle sert pour repartir, pas pour arriver. Attention aussi au vélo : d’après certains offices de tourisme, il demande un billet à part, renseignez-vous avant de monter dans le train. Les conditions complètes sont sur le site de Schwarzwald Tourismus.

Le cinquième jour, il restait 120 km pour rentrer à Guebwiller, par la plaine du Rhin et le passage de la frontière à Fessenheim.

Une étape roulante, presque plate après 4 jours de montagne, toujours s’adapter en bikepacking !

Qu’est-ce que je changerais aujourd’hui ?

Avec le recul, trois choix de matériel auraient rendu ce voyage bien plus simple.

Les pneus

Le Thundero, c’est un des pneus les plus légers que j’ai utilisés : super roulant, avec une bonne accroche, un combo parfait sur le papier.

Mais il a lâché sans prévenir, sur un chemin qui roulait normalement, sans trou ni gros caillou.

Après ce voyage, j’ai eu pas mal de retours d’autres cyclistes qui avaient eu des soucis du même genre avec leurs Tufo.

Cette fragilité m’a refroidi, alors je les laisse de côté pour l’instant (je détaille mes choix actuels sur ma page consacrée aux pneus gravel).

Le liquide préventif

Sans ma petite poche de préventif, on repartait en chambre à air pour trois jours, avec un vélo chargé.

La leçon du jour 1 : emportez toujours du préventif, sur une entaille de 3 cm, une mèche tubeless passe à travers. Et dans un petit magasin de montagne, le samedi, il n’y avait ni mécano ni liquide préventif. Une petite poche de préventif dans une sacoche, c’est quelques grammes, mais ça peut sauver votre voyage.

La transmission

C’est la vraie révélation de ce voyage.

En 46-30 avec une cassette 11-34, il y a des portions où j’ai souffert, parce que la Forêt-Noire a quand même de sacrés pourcentages.

Pas au point de pousser le vélo, mais avec les sacoches et 7 746 m de D+ en 5 jours, un rapport de plus aurait été le bienvenu.

Peu de temps après, je suis passé sur une cassette 11-40, en gardant le 46-30 à l’avant.

Le plus petit braquet passe de 0,88 à 0,75, soit environ 15 % de développement en moins par tour de pédale, et depuis, sur mes aventures suivantes, c’est beaucoup mieux !

Si vous hésitez sur la transmission, j’explique ce qu’il faut regarder dans mon guide pour choisir un gravel pour voyager.

Gravel chargé de ses sacoches de bikepacking, couché sur un large chemin forestier en gravier clair, cassette et dérailleur arrière visibles en plein soleil
Vélo chargé, pentes allemandes et cassette 11-34 : le combo qui m’a fait passer au 11-40 !

Le couchage

Enfin, un duvet annoncé à 4 °C de confort, c’est trop juste pour la montagne en avril.

À -2 °C, les couches de vêtements ne compensent pas tout.

Faut-il traverser la Forêt-Noire en gravel ?

Oui et sans hésiter : la Forêt-Noire en gravel, c’est incroyable.

Des chemins ultra roulants, propres, lisses, toujours loin des voitures, avec nos arrêts boulangerie dans les villages.

Seule l’étape du troisième jour est plus sauvage, avec quelques chemins moins entretenus.

Je recommande chaudement, mais avec quelques conseils tirés de mes erreurs.

Quand partir ?

Avril, c’est un peu tôt pour attaquer la montagne.

La météo annonçait une semaine superbe et du jour au lendemain, tout a changé : beaucoup de soleil, mais beaucoup de vent et de froid.

Cycliste en tenue noire et casque devant une cascade tombant sur des rochers moussus, son gravel chargé de sacoches posé sur le chemin à gauche
La Forêt-Noire, ce sont aussi ces arrêts qu’on ne prévoit pas sur la trace !

Je conseille plutôt de décaler fin mai ou début juin, quand les nuits sont plus douces et que les équipements des zones de bivouac sont ouverts.

Quels pneus ?

J’ai roulé en 45 à l’avant et à l’arrière, et c’est très bien.

Le 40 passe aussi, mais je ne descendrais pas en dessous et 45 reste l’idéal (j’ai comparé les meilleurs pneus gravel en 700×45 sur Gravel Rider).

Comment préparer les étapes ?

Perso, je trace tout le parcours sur VisuGPX, puis j’affiche les points d’intérêt OpenStreetMap autour de la trace pour repérer les campings, les zones de bivouac et les hôtels.

Ensuite, je découpe les étapes pour tomber dessus, en gardant toujours une porte de secours au cas où une journée tourne mal.

Attention toutefois : un point sur la carte vous dit qu’un lieu existe, pas s’il est ouvert ni s’il faut réserver.

Les Trekking-Camps de la Forêt-Noire Ces zones de bivouac officielles sont réservables de mai à octobre uniquement, en ligne, pour 15 € par tente (jusqu’à trois personnes) en 2026. On y trouve quelques emplacements, des toilettes sèches et souvent un foyer, mais l’eau est à apporter soi-même. L’accès précis n’est communiqué qu’après la réservation. Tout se passe sur la plateforme officielle Trekking Schwarzwald.

Village de la Forêt-Noire aux maisons à colombages alignées le long d'une rivière, au pied d'un versant boisé, par grand soleil de printemps
Un village au fond de la vallée : le genre de point de chute qu’on repère avant de partir !

Sur ce voyage, on a finalement mélangé camping, bivouac, hôtel et Airbnb, au gré de la météo (j’ai rassemblé mes conseils pour bivouaquer à vélo).

Depuis ce voyage, je roule en 11-40 et ma petite poche de préventif ne quitte plus mes sacoches.

Bonne route !

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