Un GPS de bikepacking, ça ne se choisit pas comme un compteur pour la sortie du dimanche, j’ai voyagé avec un Garmin Edge Explore, un Edge 830, une montre Fenix 6 Pro et depuis août 2025 avec un Wahoo Roam 3.
Et j’ai changé de compteur le jour où mon Garmin ne tenait plus deux jours sans recharge…
C’est là que j’ai compris ce qui compte vraiment en voyage : l’autonomie, la trace et tout ce qui se passe quand le cintre est chargé.
Je vous préviens, je ne vais pas vous aligner dix modèles que je n’ai jamais touchés, voici mes critères, le GPS avec lequel je pars et ceux que je regarderais à sa place.
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Wahoo Roam 3 – Celui avec lequel je voyage
Coros Dura – Pour l’autonomie avant tout
Garmin Edge Explore 2 – Le Garmin pensé pour le voyage
Faut-il vraiment un GPS en bikepacking ?
Oui et je ne recommande à personne de partir en naviguant au téléphone.
La première raison, vous la connaissez : le guidage vide la batterie à une vitesse folle, mais le pire n’est pas là.
Imaginez un gros pépin mécanique ou un coup de moins bien, loin de tout, avec un téléphone à plat, vous ne savez plus où vous êtes et vous ne pouvez appeler personne…
Pour moi, le téléphone doit toujours garder de la batterie : c’est le GPS de secours et c’est lui qui passe l’appel en cas d’urgence.
La navigation, c’est le travail du compteur !

Comment choisir son GPS de bikepacking ?
Oubliez la fiche technique deux minutes, voici les cinq points qui font la différence une fois le vélo chargé.
L’autonomie : deux jours sans recharge, pas moins
C’est mon critère numéro un !
En voyage à vélo, je veux pouvoir rouler deux jours sans brancher mon GPS.
C’est exactement ce qui a condamné mon Edge 830 : avec les années, il ne tenait plus deux jours.
Mon Roam 3, lui, a tenu 24 heures sur 10 sorties lors de mon test, soit deux journées de 8 heures sans y penser.
Je le recharge un soir sur deux sur ma Nitecore NB10000, ma batterie externe de voyage.
C’est aussi ce qui m’a toujours retenu de passer au Hammerhead Karoo 3 : son autonomie annoncée tourne autour d’une journée, trop juste pour mon usage.
Attention donc à ne pas regarder seulement le chiffre du fabricant.
Demandez-vous combien de jours vous tenez et avec quoi vous rechargez (j’en parle dans mon guide des batteries externes).
Le suivi de trace : je désactive le recalcul
Je vous le dis franchement, je n’ai jamais aimé le recalcul automatique, sur aucun GPS vélo.
Dès qu’on sort de la trace, il cherche le plus court et vous envoie sur une départementale alors qu’une petite route bien plus sympa passe à côté, alors je désactive l’option.
Quand je sors de la trace, je dézoome, je regarde la carte et je choisis mon chemin moi-même.
Ce qu’il vous faut, c’est donc un écran lisible et un zoom facile à manipuler en roulant, pas un algorithme.

Les boutons et la pluie : le tactile seul ne suffit pas
En bikepacking, vous roulez sous la pluie, avec des gants, sur des chemins qui secouent.
Mon Edge 830 devenait fou dès les premières gouttes : ça cliquait de partout, les pages changeaient toutes seules et il fallait bloquer le tactile.
Depuis que j’ai un compteur qui garde des boutons physiques en plus du tactile, je n’ai plus ce problème.
Zoomer, dézoomer, changer de page : tout se fait au bouton, sans se poser de questions, pour moi, c’est clairement le mélange qu’il vous faut en voyage.
Les points d’intérêt : l’eau et la boulangerie sur la carte
C’est un détail qui change la journée.
Mon Roam 3 affiche maintenant les points enregistrés dans le fichier GPX, je l’ai découvert sur les Circuits du Florival, la rando de mon club : le ravitaillement et les zones de danger apparaissaient directement sur la carte.
En voyage, vous placez les points d’eau, les boulangeries et les campings sur votre trace à la maison.
Et vous les retrouvez sur le compteur au bon moment ! Vérifiez que le GPS que vous visez sait le faire.

La fixation sur un cintre chargé : le piège auquel personne ne pense
Avec une sacoche de guidon classique, pas de souci, c’est quand on ajoute des prolongateurs que ça se complique.
Le compteur peut se retrouver coincé dessous, impossible de faire le quart de tour pour l’enlever.
En bikepacking, je trouve que ce n’est pas vraiment un problème : il se recharge sur place avec une batterie externe et au moins personne ne peut vous le piquer.
Là où j’ai été embêté, c’est avec ma Tailfin Bar Bag, mon support de GPS se visse sur ma potence Redshift, en haut ou en bas.
Je le mets toujours en bas : le compteur arrive à fleur du cintre, c’est ultra propre.
Sauf qu’avec la Bar Bag, il bloque le petit levier qui verrouille la sacoche… Résultat : en voyage, le support passe sur les vis du haut.
Autre souvenir, sur ma traversée de la France : la sacoche touchait le support du GPS et les vibrations ont fini par abîmer le dessus de la sacoche.
Mon conseil : montez tout votre cockpit à la maison, sacoche comprise, avant le départ.

Garmin ou Wahoo pour voyager à vélo ?
J’ai été un grand fan de Garmin pendant des années, je roule aujourd’hui en Wahoo.
Garmin, c’est le plus poussé : tout est personnalisable à l’infini et ça récolte énormément de données, en contrepartie, c’est une usine à gaz, avec des menus et des sous-menus où l’on cherche toujours ce qu’on veut.
Wahoo, c’est la version simplifiée : plus facile d’accès, mieux présentée, plus propre.
Vous n’avez pas accès à tout, mais vous avez l’essentiel pour 90 % des cyclistes.
Si mon compteur rendait l’âme demain, j’hésiterais à nouveau entre les deux, parce que Garmin a progressé entre-temps, mais je repartirais sur un Wahoo, pour son interface.
D’ailleurs, un conseil qui vaut pour les deux : avec une marque connue, vous êtes tranquille sur la compatibilité des capteurs.
Comment je prépare ma trace avant de partir
Je suis un grand traceur et je n’utilise qu’un seul outil : VisuGPX, il coûte 12 € par an et il y a tout ce qu’il faut pour préparer un voyage.
On peut découper son parcours en plusieurs jours, ce qui est vraiment pratique en bikepacking.
On peut aussi afficher tous les points utiles à moins de 500 mètres ou de 2 km de la trace : points d’eau, campings, endroits où dormir.
Et j’adore aller regarder les cartes de chaleur pour voir où les gens passent le plus, dans une région que je ne connais pas, c’est ma méthode pour trouver des chemins roulants : si beaucoup de monde y passe, c’est que ça passe bien en gravel.
J’envoie ensuite le fichier GPX sur mon Wahoo et c’est parti.

Et si le GPS tombe en panne en plein voyage ?
Ça ne m’est jamais arrivé en voyage.
Mon tout premier Garmin, un Edge Explore, freezait parfois en roulant sans aucune raison, mais depuis je n’ai plus eu de panne sur la route.
J’ai quand même toujours un plan B.
Aujourd’hui, c’est mon téléphone : je rouvre la trace dans VisuGPX et je la suis dessus, c’est pour ça qu’il doit toujours lui rester de la batterie !
À l’époque de ma Garmin Fenix 6 Pro, je chargeais le parcours en double, sur le compteur et sur la montre.
Si le GPS lâchait, la montre prenait le relais.
Mon setup de navigation en bikepacking
Voici ce qui part avec moi, objet par objet :
- Le compteur : un Wahoo ELEMNT Roam 3, fixé sur la potence.
- La trace : préparée sur VisuGPX, découpée par jour, avec les points d’eau et les campings.
- Le secours : mon iPhone, avec la trace prête à être rouverte.
- L’énergie : une batterie externe Nitecore NB10000 dans la sacoche top tube, pour recharger le compteur un soir sur deux.
Quel GPS pour le bikepacking ? Ma sélection
Un seul de ces compteurs a roulé sur mon vélo, je vous le dis pour chacun.
Wahoo ELEMNT Roam 3 : celui avec lequel je voyage
C’est mon compteur depuis août 2025, son poids : 109 grammes, pour un écran de 2,8 pouces.
Je l’ai emmené sur la traversée de la Forêt-Noire, sur des événements gravel et sur plus de 3 500 km en 2026, le seul reproche : sa carte ne distingue pas un sentier d’un chemin large et tous les réglages passent par le téléphone.
Un choix parfait pour suivre une trace préparée sans prise de tête, tout le détail est dans mon test du Wahoo ELEMNT Roam 3.

Wahoo Roam 3
Un GPS vélo ultra complet pour rouler aussi bien en gravel, qu'en VTT ou en vélo de route. Tout ce qu'il faut et encore plus !
Coros Dura : pour l’autonomie avant tout
Je ne l’ai pas testé, je le retiens pour une seule raison : l’autonomie.
Coros annonce 120 heures, avec une recharge solaire en prime, sur le papier, c’est le compteur de ceux qui partent longtemps et loin des prises.
Ce que je ne peux pas vous dire : ce que valent sa carte et son interface au quotidien.
À regarder si l’autonomie passe avant tout le reste pour vous.

Coros Dura
Sélectionné, pas testé : je le retiens pour son autonomie, 120 heures annoncées avec une recharge solaire en prime. Le compteur de ceux qui partent longtemps et loin des prises.
Garmin Edge Explore 2 : le Garmin pensé pour le voyage
Je ne l’ai pas testé non plus, mais j’ai roulé avec son ancêtre, le premier Edge Explore.
Garmin annonce 16 heures d’autonomie et 24 heures en mode éco, soit tout juste mes deux journées, c’est le Garmin fait pour la randonnée à vélo et le cyclotourisme plutôt que pour la performance.
Mon bémol vient de mon vécu : mon premier Explore freezait parfois en roulant, mais c’était il y a des années et sur une autre génération, je ne sais pas ce qu’il en est aujourd’hui.

Garmin Edge Explore 2
Le GPS parfait pour 80% des cyclistes, tout le nécessaire pour explorer sans trop de complexité !
Garmin Edge 850 : pour les amoureux de données
Pas testé, mais j’ai passé des années sur son aîné, l’Edge 830.
Garmin annonce de 12 à 36 heures d’autonomie selon les réglages.
Vous y retrouverez ce que j’aimais chez Garmin : des réglages directement sur le compteur et des données à l’infini et ce que j’aimais moins : des menus dans tous les sens.
Un choix logique si vous avez déjà une montre Garmin au poignet.

Garmin Edge 850
La nouvelle version du GPS de chez Garmin, une bonne alternative au Wahoo en bien plus complet
Petit budget : un Garmin d’occasion
Avec 250 € en poche, je ne partirais pas au téléphone, je chercherais un compteur d’occasion.
Les Garmin, c’est du costaud et ça se revend très bien, j’ai moi-même revendu mon Edge 830, sa batterie avait faibli avec les années, mais il tenait encore 14 heures.
Attention justement à ce point : demandez au vendeur combien d’heures il tient vraiment.
Montre GPS ou compteur vélo ?
Les deux, si vous le pouvez.
Pendant des années, ma Garmin Fenix 6 Pro a été mon filet de sécurité, avec une autonomie de dingue, je l’ai vendue pour une Apple Watch Ultra 3 et pour le voyage, je le regrette.
Une montre seule, en revanche, ce n’est pas suffisant pour moi en bikepacking.
L’écran est trop petit pour lire une carte en roulant.
FAQ : GPS et bikepacking
Quel GPS choisir pour débuter en bikepacking ?
Un compteur simple ou d’occasion suffit. L’important est qu’il tienne deux jours de roulage et qu’il suive une trace, le reste est du confort.
Peut-on utiliser son smartphone comme GPS en bikepacking ?
Je ne le recommande pas. Le guidage vide la batterie très vite et votre téléphone doit rester disponible pour appeler en cas de problème.
Quelle autonomie faut-il pour un GPS de voyage à vélo ?
Deux journées de roulage, soit environ 16 heures réelles. En dessous, vous devrez le recharger tous les soirs et votre batterie externe ne servira plus qu’à ça.
Peut-on recharger son GPS vélo en roulant ?
Oui, avec une batterie externe glissée dans une sacoche. Perso, je préfère le recharger le soir au bivouac, un jour sur deux.
Comment fixer son GPS avec une sacoche de guidon ?
Tout dépend de la sacoche et de votre potence. Faites le montage complet avant de partir : chez moi, le support en position basse bloquait le verrouillage de ma sacoche.
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